Après la tour infernale la route infernale

8 heures du matin nous raccrochons nos sacoches (par précaution je rajoute des attaches supplémentaires) après la soupe qui nous sert de petit déjeuner. Cette étape de 80 km devrait être relativement paisible aussi malgré 2 cols. A peine lancés et échauffés nous sommes stoppés par des travaux. 20 minutes d’attente et le gardien nous laisse enfin repartir. La route qui nous mène vers notre premier col est une piste complètement défoncée sans nul autre revêtement que des cailloux. Nous monterons les 26 km de ce col en 4h 30. Une vrai GALERE en majuscule. Entre nous nous l’appelons « le col de l’enfer ». Pause et soupe avalée sur le pouce. Nous attaquons notre descente sur une piste infernale, du gruyère à l’état pur ce à quoi nous devons rajouter maintenant le trafic routier. Visibilité réduite au maximum en raison des voitures et camions qui soulèvent des nuages de dense poussière. Nous frôlons l’accident à tout moment. Le second col sera du même acabit. L’enfer sur route !!

Nous arrivons à la nuit tombante à Oudomxai après 10h30 d’intenses efforts physiques et de concentrations, las de fatigue. Je suis très surpris et admiratif par les performances de nos 2 compagnes de route. Cécile (femme de Patrick) et Gilette (femme d’Alain) non seulement roulent avec des vélos aussi chargés que nous mais trouvent le moyen de faire de l’humour dans l’effort. Chapeau Mesdames.

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